Les mobilisations, de la jeunesse en particulier, de la fin des années 2010 ont été "figées" par la pandémie, confinements et couvre-feux à répétition. Pour autant ces deux années d’interruption de mobilisation n’ont pas effacé la nécessité de mobilisations. La réduction drastique, du trafic routier, le ciel bleu dépourvu d’avions ont aiguisé la curiosité et laissé les esprits vagabonder vers l’idée de la possibilité d’un autre monde. Certes, l’impression du moment est que tout est rentré dans l’ordre, il y a du vrai dans ce constat mais le 6ième rapport du GIEC est venu rappeler s’il en était besoin qu’il faut rompre et le plus vite possible avec le monde d’avant. Les catastrophes climatiques observées ces dernières années, vont se poursuivre et s’amplifier, nous sommes entres dans l’ère des cataclysmes.
<article2555|cycle|docs=3990,3991|hauteurmax=300>
Il nous semble que les mobilisations qui se sont développées ces derniers mois ont bien intégré le temps court qu’il nous reste pour agir et modifient, en partie,la trajectoire politique de ceux qui nous gouvernent. L’action contre la FNSEA au salon de l’agriculture, l’occupation des usines Monsato dans plusieurs endroits du pays, sont des actions fortes qui sortent du symbolique, pour désigner ceux qui sont responsables. Le choix de la FNSEA, plutôt lobby que syndicat est un choix d’une grande importance. Mais il faut noter que les actions de « Soulèvement de la terre,(la lutte contre les « bassines » dans le marais poitevin en particulier) amène aux batailles du moment en particulier celle qui touche à l’usage de l’eau une autre dimension, celle du retour des mobilisations de masse pour sortir des actions impliquant seulement des activistes. Enfin le retour des grandes mobilisations comme Don’t look up et la grève mondiale pour le climat, sont certainement l’annonce de grandes mobilisations qui auront vocation à perdurer. A Toulouse plus particulièrement, il sera de plus en plus difficile de parler du climat sans parler de l’aviation pour le rôle que celle-ci joue dans le réchauffement climatique et pour la place de cette mono-industrie dans la région toulousaine avec les risques que cette dépendance fait courir à des milliers de salariés.
<article2555|cycle|docs=3992,3993,3994|hauteurmax=300>
Il n’y a pas d’opposition entre actions symboliques d’un coté, qui sont en quelque sorte des alertes que l’on lance à l’opinion publique et de l’autre, des actions de masse pour défendre un projet. En ce sens ce qui s’est passé à Toulouse le weekend dernier est très parlant. Des centaines de personnes déambulaient dans le quartier des Pradettes pour défendre le projet d’une ferme urbaine Il faut noter au passage la démarche inclusive de l’association N.A.T.U.R.E des Pradettes(https://www.natures-pradettes.org/) qui a su faire partager son projet à un collectif d’associations et ouvrir la mobilisation au-delà du quartier en associant des lycéens et étudiants du lycée Rive gauche, de l’école d’architecture et de celle des Beaux-arts. Pendant ce temps,, Extinction et Rébellion à travers une action spectaculaire place du Capitole, sont venus rappeler que le réchauffement climatique va entrainer des millions de morts et que ce qui nous gouvernent s’en moque pas mal. A ce titre, le tweet de Mme Arribagé, élue de la ville de Toulouse, qui se souciait de la quantité d’eau et de produit chimique qu’il faudrait pour nettoyer la place du Capitole (ceci sans remarquer que le produit en question était aussi versé sur la tête des activistes - peu de chance donc qu’il s’agisse de produit nécessitant le recours de la chimie !) est parlant.
video-le-mouvement-ecologiste-extinction-rebellion-choque-toulouse-avec-leur-bloody-mary-10196266.php
Une marche festive a toulouse pour soutenir le projet de ferme ecologique urbaine 2512928.html
Pourquoi-bayer-monsanto-valait-finalement-bien-un-soulevement
https://www.youtube.com/watch?v=2WMo8nMQw3I
Le rapport du GIEC pousse à la mobilisation, mais peut être aussi les élections présidentielles, car il y a parmi les candidats, ceux dont la victoire constituerait un point d’appui incontestable contre le réchauffement climatique. Mais cet espoir est immédiatement "douché" par l’histoire récente de ministres écologistes qui ont tremblé devant la tache et courbé l’échine devant les lobbys sans jamais avoir eu l’idée de dénoncer ce qui se tramait et d’appeler les citoyens à se mobiliser. Un ministre ça n’appelle pas à manifester ! Dans quelques jours nous saurons. En réalité l’essentiel de devrait pas se porter sur celui ou celle que l’on choisit ; mais le programme pour lequel on s’apprête l’élire et donc les moyens que l’on se donne pour faire qu’il soit appliqué. Depuis trop longtemps les électeurs et électrices considèrent que l’essentiel du travail a été fait en votant. Depuis des décennies, eten 1981 en particulier, l’histoire nous a montré que l’essentiel se passe après l’élection. En votant pour certains candidats, nous pouvons faire et défaire des carrières politiques, mais cela ne suffit pas. Le but essentiel du vote, quand on espère un changement, c’est de s’assurer qu’après le passage dans les urnes le programme pour lequel on a voté sera appliqué. Le pouvoir, c’est important.Les contre-pouvoirs, c’est essentiel !
Sinon, gare aux réveils difficiles et aux désillusions.
Sinon, gare aux réveils difficiles et aux désillusions.
https://www.youtube.com/watch?v=p-5D_PlEGMU
La marche festive des Pradettes