Aux Etats-Unis, le retour des « programmes de performance » pour ne garder que les salariés les plus productifs
Article mis en ligne le 15 mai 2025

par Marsanay

Lorsque son employeur lui annonce, en 2019, qu’il fait partie d’un PIP (Performance Improvement Plan, « plan d’amélioration de la performance »), Patrick McGah est choqué. Cet ancien cadre de la filiale drones du groupe Amazon se sent « totalement pris par surprise », et même humilié par son intégration à ce programme, alors qu’il avait l’impression de remplir ses objectifs. Il apprend beaucoup plus tard que l’entreprise classe ses personnels en cinq catégories, du meilleur au moins bon. Et M. McGah, jugé « médiocre », a quelques semaines pour redresser la barre. Son manageur lui fait de vagues reproches qu’il ne comprend pas bien.

Par Caroline Talbot (New York, correspondance)La Matinale du Monde
mercredi 14 mai 2025