Forcer la nature à produire ce qu’elle ne produit pas spontanément (I)
Article mis en ligne le 8 janvier 2024

par Marsanay

Dans une précédente livraison [1], j’ai montré qu’une des modalités fondamentales de l’appropriation capitaliste de la nature consiste à la forcer à ne pas produire ce qu’elle produit spontanément. Mais la modalité contraire existe tout aussi bien : forcer la nature à produire ce qu’elle ne produit pas spontanément. C’est ainsi que le capital a produit toute une série de matériaux artificiels tels que le béton, les plastiques, les textiles synthétiques, les semi-conducteurs, etc. Intéressons-nous ici à ce que cette modalité de l’appropriation engendre lorsqu’elle opère non pas sur de la matière inorganique mais sur de la matière vivante.
Par Alain Bihr 7 janvier 2024 Alencontre