« La priorité de son agenda, ce sont les “wokes” »
Article mis en ligne le 5 mai 2025

par Marsanay

Cent jours pour plus d’un siècle de retour en arrière. En matière de politique étrangère, la nouvelle administration Trump renoue avec une vision passéiste des relations internationales, loin de l’ordre libéral établi depuis 1945. Les Etats-Unis se pensent désormais en grande puissance autonome et se fichent bien des alliances passées ces dernières décennies. Cela donne à voir un nouvel impérialisme, dans une supposée sphère d’influence (Canada, Groenland, canal de Panama). Une guerre commerciale tous azimuts, dont on peine encore à comprendre la finalité. Et surtout un alignement sur des Etats révisionnistes (Russie, Chine, Iran) avec lesquels Washington doit pourtant négocier pour se retirer des grands conflits de ce monde. Selon Maud Quessard, directrice du domaine Euratlantique à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (Irsem), cette diplomatie en apparence erratique est pourtant bien construite et mûrement réfléchie.

BENJAMIN DELILLE Libération mercredi 30 avril 2025