Militant du Parti communiste italien durant les années 1950, Mario Tronti fut, avec Raniero Panzieri, parmi les fondateurs de la revue Quaderni Rossi, de laquelle il se sépare en 1963 pour fonder la revue Classe Operaia (en), dont il fut le directeur2. Ce parcours le porta à s’éloigner du PCI, sans en sortir formellement, et à animer l’expérience radicale de l’opéraïsme. Une telle expérience, qui sera considérée par beaucoup comme la matrice de la nouvelle gauche des années soixante, se caractérisait par le fait de mettre en débat les traditionnelles organisations du mouvement ouvrier (les syndicats et les partis), et de se lier, sans intermédiaire, à la classe en soi et aux luttes des usines3
Mario Tronti, né en 1931, s’est éteint ce lundi 7 août à l’âge de 92 ans. Figure intellectuelle marquante du paysage politique italien de la seconde moitié du siècle dernier.
Ci-dessous en accès libre son ouvrage majeur « Ouvrier et capital »