"quelques commentaires sur l’intervention de La Barbe à la soirée du 15 juin"

mardi 23 juin 2015
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Nous saluons l’intervention de La Barbe le 15 juin. Le choix qui a guidé cette intervention est marqué du sceau du discernement et d’une parfaite maîtrise de la politique. Il était peu probable que nous rencontrions La Barbe au Bijou au détour d’une conférence traitant de l’histoire de la Gauche Prolétarienne, voire à la Bourse du travail pour écouter des digressions sur les années 30. Non la tenue d’un happening le soir de la venue de Mélenchon dans une salle comble, pour défendre la cause des femmes, témoigne d’un grand savoir faire. Chapeau bas mesdames.

Cependant votre savoir vivre vous poussant jusqu’à ne pas vouloir nous déranger avant la conférence, vous a conduites à propager quelques erreurs dont nous voulons vous faire part. Toutes nos conférences sont annoncées sur notre site et relayées dans les réseaux sociaux, il n’y a donc pas de surprises.

En revanche vous n’êtes pas sans ignorer que encore en 2015 des auteures de talent refusent avec regret notre invitation par manque de disponibilité ou parce qu’elles n’aiment pas s’exprimer en public...ce n’est pas un scoop.

Une participation plus assidue à nos diverses conférences vous aurait permis de constater que la présence des femmes est loin d’être négligeable de 25 à 30% et beaucoup plus lors des cinés /débats à UTOPIA Toulouse. C’est insuffisant, certes, mais en regard de ce que nous voyons ailleurs, meetings politiques, assemblées syndicales…nous ne trouvons pas cela ridicule.

D’autre part les règles en vigueur sur les associations nous permettent de ne déposer que deux noms en préfecture. Nous n’avons pas jugé utile de livrer à cette instance des noms bien moins connus que les deux que vous avez signalés, hormis le fait que ces deux personnes ne sont pas mises en avant dans nos conférences ,encore faut-il être présent-e-s pour le constater,nous avons un certain goût pour la sécurité dans ces périodes où tout est surveillé. Et La Barbe comprend bien ce problème puisqu’elle agit toujours masquée ! Le CA est mixte, pas comme nous le voudrions, mais nous n’avons pas jugé utile de le proclamer, nous nous méfions des proclamations, simplement le faire savoir à travers les préoccupations de l’ Université Populaire de Toulouse.

« Hommes blancs »quelle rigolade, nous nous sommes tout d’un coup trouvé-e-s plongé-e-s dans les vieux westerns. C’est ainsi que les indiens d’Amérique désignaient leurs bourreaux : Apaches, Comanches, Sioux , Cheyennes et une peuplade, les Cherokees que nos amis de ZEBDA ont tiré de l’oubli. D’ailleurs les plumes pour stigmatiser l’homme blanc seraient tout aussi symboliques et on peut en mettre partout à l’inverse de la barbe. Sacrée squaw !

Les coups médiatiques, comme celui-ci, bien réussi n’ont de sens que s’ils sont le point d’orgue d’une bataille en profondeur. Nous le savons tou-t-e-s, car ils durent le temps d’un bruissement des réseaux sociaux. Le happening passe et l’ Université Populaire de Toulouse reste.