Andrea Ferrario examine le lancement de DeepSeek V4 comme une fenêtre sur les contraintes structurelles de l’industrie chinoise de l’intelligence artificielle. Derrière un modèle open source compétent mais tardif se cachent l’échec d’une migration vers les puces Huawei, une dépendance persistante à l’égard du matériel Nvidia partagée par tous les développeurs chinois de pointe, et un écart de chiffre d’affaires avec les firmes états-uniennes qui frôle un rapport d’un à deux cents. Ferrario retrace la mutation de DeepSeek, passée d’un laboratoire de recherche idéaliste à une entreprise commerciale, et soutient que la promesse initiale de faire mieux avec moins a cédé la place à une compétition de puces et de capitaux dans laquelle l’ingéniosité logicielle chinoise ne peut compenser les asymétries matérielles. [MJ]