Les marches de la mort
A la fin de la seconde guerre mondiale, en février 1945, le Reichsführer Himmler ordonne le retour vers l’Allemagne de tous les prisonniers des camps de concentration afin d’éviter leur libération par les Alliés et surtout, d’utiliser cette main d’œuvre dans les dernières usines d’armement en état de fonctionner. Des colonnes se forment, se rejoignent parfois, pour constituer ce qu’on appellera les marches de la mort. Plus de 700 000 hommes et femmes empruntent les routes. Dans un état physique lamentable, sous-alimentés, atteints du typhus, parfois, ils progressent péniblement sous la surveillance de gardiens qui frappent et exécutent ceux qui s’écroulent et les trainards. Plus d’un tiers d’entre eux y perdront la vie1.
Michel Levine
Entre les lignes, entre les mots