Médiacités -Toulouse

jeudi 8 février 2018
par  Marsanay
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N’ayons pas peur de le dire, Médiacités est un bol d’air frais dans le paysage médiatique toulousain. La lecture de l’article sur la « tour d’Occitanie » nous a vite convaincu qu’il y avait une place pour une conférence réunissant les principaux acteurs de ce dossier. D’ailleurs la Compagnie Phalsbourg, promoteur du projet, souhaite elle aussi être présente à la conférence ; et nous l’a demandé officiellement !
Nous avons interrogé Sylvain Morvan, rédacteur en chef et cofondateur de Mediacité
Le 13 février au Bijou l’Université Populaire de Toulouse en partenariat avec la Fondation Copernic organise avec Médiacités une conférence sur la Tour d’Occitane. Interviendront également Le collectif "Non au gratte ciel de Toulouse" et le DAL

1 - Pourquoi développer Mediacités à Toulouse ?

Dans toutes les grandes agglomérations, malgré quelques belles initiatives, le paysage médiatique reste presque systématiquement dominé par un seul quotidien. C’est le cas à Toulouse. Mediacités souhaite développer le journalisme d’enquête dans toute la France en créant un réseau national dédié à l’investigation locale. Notre média a vocation à être décliné dans toutes les métropoles de France. Mediacités Toulouse a été la troisième étape de ce processus après Mediacités Lille et Mediacités Lyon, et avant Mediacités Nantes.

2 - Présentez nous Mediacités Toulouse, les projets immédiats et à moyen terme

Mediacités Toulouse est un journal en ligne d’investigation et de décryptage. Nous enquêtons sur les pouvoirs politiques, économiques, sociaux, culturels, sportifs dans la métropole toulousaine : nous avons par exemple enquêté sur le lobbying d’Airbus auprès de la commission européenne, sur les coulisses du Stade Toulousain, sur le lobbying de l’industrie pharmaceutique au CHU de Toulouse, sur certaines personnalités politiques locales comme Monique Iborra ou Christophe Borgel. Toutes nos enquêtes sont à lire ici : https://www.mediacites.fr/toulouse/
Par ailleurs, nous essayons d’aller le plus possible à la rencontre des lecteurs, comme nous l’avons fait en décembre en organisant un « apéro lecteur » à Toulouse. Notre objectif est de participer au débat démocratique par la publication de nos enquêtes et leur mise en débat lors de rencontres publiques. C’est pourquoi nous allons développer des débats, des conférences dans les mois à venir sur des thématiques liées à nos articles.

3 – La Dépêche du Midi n’aime pas la concurrence, le journal n’a jamais bien traité ceux qui tentaient de construire un projet alternatif : l’hebdo de gauche, façon Libé, qui se nommait L’Autan (milieu année 70), " Courrier Sud", un hebdo sorti après l’élection de Baudis (en 1986) et qui a coulé en tentant de se transformer en quotidien et, pour finir, « Tout Toulouse » au début des années 2000. Ils ont tous disparu. On note la présence de magazines, plutôt spécialisés ou bien des journaux en ligne comme « actucotétoulouse », diffusant des informations générales de la même façon que La Dépêche. Le journal en ligne est il la solution pour vivre à coté d’un journal comme La Dépêche ?

Nous ne nous vivons pas vraiment comme des concurrents, nos médias sont très différents. On n’a pas créé notre média pour concurrencer La Dépêche, mais pour développer le journalisme d’investigation hors de Paris et constituer un véritable contre-pouvoir local. On a estimé que le journal en ligne était la meilleure solution pour développer notre projet de média multi-villes (Mediacités est présent actuellement dans quatre villes). On pense aussi qu’avec la disparition de nombreux kiosques, on avait plus de chances de réussir en étant un journal en ligne qu’en étant un journal papier.

4 -Médiacités a déjà publié 3 ou 4 articles traitant de La Dépêche, le quotidien régional et l’institution politique. Avez-vous une idée de comment sont perçus vos articles ? Une institution ne s’effondre pas du jour au lendemain, mais La Dépêche n’est elle pas devant de grandes difficultés pour partie liées à la qualité du journal, au tri sélectif opéré sur les informations qui seront (ou pas) traitées et à internet bien sûr

Je ne sais pas comment La Dépêche perçoit notre travail, c’est plutôt à eux qu’il faut poser la question

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