Liberté pour Ebru Firat, ne l’oublions pas !

samedi 8 avril 2017
par  Marsanay
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Le collectif libertepourebrufirat ainsi que l’Université Populaire de Toulouse, vont poursuivre et surtout amplifier le soutien à EBRU FIRAT. Piégée dans la Turquie d’Erdogan , en novembre 2016 elle a été condamnée à cinq ans de prison. La situation en Turquie, l’évolution du régime, nous inquiète au plus haut point.
Le grand danger qui guette Ebru est l’oubli. Pour vaincre cet oubli il nous revient d’imposer la présence de EBRU dans le quotidien, dans le quotidien de chacun et chacune. Nous proposons dans un premier temps que des personnalités du monde syndical, associatif, politique, universitaire de la culture…rédigent des billets quotidiens de soutien, demandant la libération de EBRU ; que ces billets soient publiés dans les réseaux sociaux, dans les journaux syndicaux, dans les bulletins politiques, dans les revues de spectacles.....
En faisant vivre la lutte de EBRU sa résistance dans les geôles turques nous pourrons briser le mur de silence, et l’oubli qui s’instille doucement dans nos préoccupations de tous les jours
Aujourd’hui le petit billet est de Annick COUPE ancienne porte parole de l’Union Syndicale Solidaires et membre du bureau d’ATTAC

Laisser passer les petits billets !


Ebru, des amis de Toulouse m’ont sollicitée pour écrire quelques lignes à ton sujet. J’ai dit oui et pourtant on ne se connaît pas. Mais ils m’ont raconté l’histoire de ton arrestation et de ta condamnation à cinq longues années de prison dans les geoles du dictateur Erdogan. Tu as pris tes responsabilités pour la défense du peuple kurde, du Kurdistan, le pays de tes origines. Je ne t’ai jamais rencontrée mais tes yeux et ton sourire me disent que tu t’engages pour le droit des hommes et des femmes de vivre libres et dignes partout dans le monde.
Ton crime : mettre en cohérence tes actes avec tes idées !
Combien de discours stupides avons-nous entendu sur une soit-disante jeunesse égoïste, indifférente, ou dépolitisée ! Et toi, comme tant d’autres, tu nous montres l’inverse, tu as fais le choix de t’engager, de prendre parti et tu le paies au prix fort : celui de ta liberté !
Ta famille, tes ami.es doivent être inquiets pour toi : ils connaissent ta détermination et savent bien que ce n’est pas un despote comme Erdogan qui te fera renoncer à tes convictions.
Qu’ils sachent que ces quelques lignes constituent un engagement pour être à leurs côtés pour que très vite tu puisses revenir à Toulouse, continuer tes combats et faire vivre tes utopies !